
Depuis plus de seize ans, Will conseille ses clients sur des questions juridiques américaines et les représente devant les tribunaux et en arbitrage aux États-Unis.
Il est actuellement associé au sein du cabinet Oberheiden, P.C. En parallèle de ses fonctions dans ce cabinet, P.C. En parallèle de ses fonctions dans ce cabinet, il représente également un petit groupe de clients à titre individuel. Le point fort de Will est la recherche factuelle approfondie. Grâce à son travail rigoureux et à sa créativité, il parvient à trouver des éléments de preuve et des arguments pour faire avancer les intérêts de ses clients lors des négociations et des procédures judiciaires. L’expérience de Will comprends :
Publications et reconnaissances
Will Newman est régulièrement cité et publié dans les grands médias américains et français sur les sujets liés au contentieux d'affaires, aux litiges internationaux et aux investissements étrangers aux États-Unis.
Cité dans le Wall Street Journal, le New York Post et l'American Bar Association. Publié par Le Figaro et le Journal Spécial des Sociétés. Membre de la French-American Chamber of Commerce (FACC) et de la French-American Bar Association (FABA).
Barreaux
Will exerce dans les États de Géorgie, New York, Caroline du Nord, Pennsylvanie et Virginie, ainsi que devant les cours fédérales de district de ces États, du Connecticut, du District Nord de l'Illinois, du Maryland, du Nouveau-Mexique, des Districts Moyen et Est du Tennessee, du District Est du Wisconsin et de Washington D.C. Il plaide aussi devant les Cours d'appel fédérales du Deuxième et du Troisième Circuit, et intervient dans l'ensemble du territoire américain grâce à un réseau de confrères locaux.
Un cabinet d'avocats américain dédié aux français intervenant à New York occupe une place particulière dans l'écosystème juridique transatlantique. L'État de New York concentre en effet une part significative des contentieux commerciaux internationaux opposant des entreprises françaises à leurs partenaires américains, tant en raison de son rôle de place financière mondiale que de la fréquence avec laquelle les contrats internationaux désignent le droit new-yorkais et les tribunaux de New York comme for compétent. Comprendre le fonctionnement des juridictions new-yorkaises peut donc faire toute la différence pour un dirigeant francophone confronté à un différend commercial aux États-Unis.
Un cabinet d'avocats américain dédié aux français intervenant à New York apporte un double avantage. Le premier tient à la maîtrise de la procédure civile new-yorkaise, gouvernée principalement par le New York Civil Practice Law and Rules (CPLR), ainsi que des Federal Rules of Civil Procedure devant les juridictions fédérales. Le second réside dans la capacité à expliquer en langue française, et dans une logique comparative accessible, le raisonnement d'un juge américain, les exigences de la discovery et les enjeux stratégiques propres à un procès à New York.
Pour une entreprise francophone assignée ou demanderesse à New York, cette double compétence peut s'avérer particulièrement utile lorsque les décisions techniques à prendre, comme le choix du tribunal, la stratégie probatoire ou la gestion des échanges de documents, dépendent de subtilités procédurales peu familières au lecteur français.
Le système judiciaire de l'État de New York présente une particularité terminologique susceptible de dérouter les justiciables francophones. La Supreme Court de New York n'est pas la juridiction suprême de l'État, mais au contraire le tribunal de première instance de droit commun, compétent notamment pour les litiges civils d'un montant supérieur à 25 000 dollars. Au-dessus de la Supreme Court figure l'Appellate Division, juridiction d'appel intermédiaire, puis la Court of Appeals, qui constitue la plus haute juridiction de l'État.
Les litiges commerciaux complexes peuvent être renvoyés devant la Commercial Division de la Supreme Court, notamment dans les comtés de New York (Manhattan), Kings (Brooklyn), Queens, Nassau, Westchester, Suffolk et Erie. Cette division spécialisée accueille fréquemment des différends impliquant des sociétés étrangères, avec des juges rompus aux contentieux internationaux.
New York compte quatre districts fédéraux : le Southern District of New York (SDNY), basé à Manhattan, l'Eastern District of New York (EDNY) à Brooklyn, le Northern District of New York (NDNY) et le Western District of New York (WDNY). Le SDNY est souvent considéré comme l'une des juridictions fédérales les plus expérimentées au monde en matière de contentieux commercial international.
Lorsqu'une entreprise française est partie à un litige, la compétence fédérale peut résulter de la diversity jurisdiction prévue à 28 U.S.C. § 1332, qui suppose une opposition entre une partie étrangère et une partie américaine et un montant en jeu supérieur à 75 000 dollars. Elle peut aussi résulter d'une question fédérale au sens de 28 U.S.C. § 1331.
Les domaines contentieux traités peuvent inclure les litiges contractuels commerciaux (rupture de contrat, inexécution, dommages-intérêts), les différends entre actionnaires de sociétés incorporées à New York ou au Delaware, les actions en recouvrement de créances internationales, les litiges portant sur des ventes de marchandises régies par l'Uniform Commercial Code (UCC) Article 2 adopté à New York, ou encore les actions fondées sur des pratiques commerciales déloyales au sens de la New York General Business Law.
Un cabinet d'avocats américain dédié aux français intervenant à New York peut également accompagner une partie française impliquée dans une procédure de reconnaissance et d'exécution d'une sentence arbitrale ou d'une décision étrangère, sujet récurrent compte tenu du rôle de New York comme siège d'arbitrage international.
La question de la personal jurisdiction, c'est-à-dire de la compétence personnelle du juge sur un défendeur non résident, figure parmi les plus sensibles lorsqu'une entreprise française est assignée à New York. Le raisonnement repose, depuis l'arrêt International Shoe Co. v. Washington, 326 U.S. 310 (1945), sur la notion de minimum contacts, affinée par la suite dans Goodyear Dunlop Tires Operations, S.A. v. Brown, 564 U.S. 915 (2011) et Daimler AG v. Bauman, 571 U.S. 117 (2014).
Au plan local, le long-arm statute new-yorkais figure à la section 302 du CPLR. Il autorise, dans certaines situations, l'exercice d'une compétence sur un défendeur non résident ayant notamment transacté des affaires à New York, commis un acte délictueux causant un préjudice dans l'État, ou possédant certains biens immobiliers dans l'État. La jurisprudence applique ces critères de manière nuancée, et une entreprise française ayant conclu un contrat à distance avec une partie new-yorkaise n'est pas nécessairement soumise à la compétence des tribunaux de New York.
Les délais de prescription new-yorkais, qualifiés de statutes of limitations, varient selon la nature de l'action. Ils sont codifiés dans l'Article 2 du CPLR.
Type d'actionDélai indicatifRéférenceAction en exécution d'un contrat écrit6 ansCPLR § 213(2)Vente de marchandises (UCC)4 ansN.Y. U.C.C. § 2-725Responsabilité délictuelle (dommages matériels)3 ansCPLR § 214(4)Fraude6 ans, ou 2 ans à compter de la découverteCPLR § 213(8)Action contre un professionnel (hors médical)3 ansCPLR § 214(6)
Ces délais peuvent être allongés, réduits ou modifiés par contrat dans certaines limites, et ils peuvent également être suspendus dans des hypothèses particulières. Une analyse au cas par cas reste généralement conseillée avant toute décision stratégique.
Plusieurs spécificités procédurales méritent une attention particulière. En premier lieu, la phase de discovery, qui permet aux parties d'échanger un volume important de documents et de procéder à des depositions (auditions sous serment avant procès), peut surprendre par son ampleur un justiciable habitué au cadre probatoire français. Les règles de la discovery figurent aux articles 3101 et suivants du CPLR pour la procédure étatique, et aux Règles 26 à 37 des Federal Rules of Civil Procedure pour la procédure fédérale.
En deuxième lieu, la procédure civile new-yorkaise admet des mesures provisoires puissantes, comme l'attachment (saisie conservatoire) prévu à l'article 62 du CPLR, ou les preliminary injunctions (ordonnances provisoires). Ces outils peuvent être particulièrement utiles pour une partie française souhaitant sécuriser le recouvrement d'une créance contre un débiteur disposant d'actifs à New York.
En troisième lieu, la règle dite de l'American Rule s'applique : chaque partie supporte en principe ses frais d'avocat, sauf disposition contractuelle ou légale contraire. Cette approche diffère sensiblement de la logique française de condamnation aux dépens et peut influencer la stratégie contentieuse.
Un contentieux commercial à New York s'articule généralement autour des étapes suivantes : dépôt de la complaint (acte introductif d'instance), notification de l'answer (réponse) du défendeur, éventuelles motions to dismiss (demandes de rejet), phase de discovery, summary judgment (jugement sommaire lorsque les faits ne sont pas contestés), puis, le cas échéant, procès devant un juge ou un jury.
Le recours au jury civil existe pour de nombreuses catégories de litiges, notamment les actions en dommages-intérêts. Les parties peuvent néanmoins y renoncer contractuellement, sous réserve de respecter les conditions de validité d'une telle clause.
Will Newman est un avocat américain admis au barreau de New York, habilité à plaider devant les juridictions étatiques et fédérales de cet État. Son cabinet accompagne une clientèle francophone confrontée à des contentieux devant les tribunaux new-yorkais, en combinant la rigueur procédurale attendue d'un praticien américain et une communication en français fluide et pédagogique.
Pour un dirigeant, investisseur ou particulier francophone impliqué dans un litige à New York, s'entourer d'un cabinet d'avocats américain dédié aux français intervenant à New York peut permettre de mieux anticiper les risques, comprendre les enjeux du dossier et prendre des décisions informées à chaque étape. Le cabinet se tient à disposition pour échanger sur votre situation et évaluer les options disponibles.
Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un avis juridique. Chaque situation appelle une analyse spécifique.